NKM, CQNFPD

(Article publié pour la première fois le 23 avril 2012)

On me dit que NKM est une tronche.

Bon.

Ce serait bien de lui donner l’occasion de se réexpliquer de son argumentaire d’hier soir contre le droit de vote des étrangers, alors.

D’abord elle dit, conformément à la ligne du parti, que cette réforme renforcerait le communautarisme.

Puis elle met sa touche personnelle: les étrangers qui s’adressent à elle ne lui parlent pas de droit de vote, mais d’emploi, de chômage…

C’est donc que le vote des étrangers n’exprimerait pas d’abord et avant tout des préoccupations d’ordre communautaire, mais des attentes conformes à celles de l’ensemble du corps électoral… sur lesquelles on comprend que le parti actuellement majoritaire ne soit pas tout à fait  l’aise.

C’est donc aussi que les étrangers qui vivent sur le territoire Français ont des choses à exprimer. On se demande alors s’il ne serait pas préférable qu’ils le fassent par le vote plutôt qu’en venant embêter la pauvre Nathalie, qui a déjà forte affaire et dont les fils, on le voit, ont parfois tendance à se toucher.

On comprend surtout que du point de vue de l’UMP, la sollicitation directe est préférable au vote: la politique à l’égard des étrangers extra-communautaires demeure le fait du prince. C’est l’occasion pour Nathalie, à l’échelle nationale, de dire qu’elle parle avec des étrangers… Waoouuh! C’est probablement pour Jean-François Copé, maire de Meaux qui l’accompagnait hier soir sur le plateau de France 2, la possibilité de continuer de s’adresser à des communautés plutôt qu’à un corps électoral un et indivisible, de parler aux uns et d’écouter les autres plutôt que d’avoir à rendre des comptes à tous. Des maires de gauche l’ont fait, parlons vrai. L’essentiel demeure l’aboutissement de l’argumentaire: si le vote des étrangers aux élections locales renforce un communautarisme, c’est celui, très particulier et plutôt souhaitable, qui découle du sentiment de communauté de destin politique, sur lequel se fondent l’unité et l’indivisibilité républicaines. Au lieu de quoi l’UMP nous fait le coup de Babel.

Et c’est précisément, NKM, ce qu’il ne fallait pas démontrer.

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