Les allemands du grand-est.

Hier nous découvrîmes que les immigrés avaient la vie dure en France.

Waouh!

Les petits potes de France 2 retrouvèrent vite leurs appuis et nous proposèrent leur traditionnel « Mais quand même, y en a des qui s’en sortent ». En l’occurrence, les asiatiques.

Ils sont drôlement bien, les asiatiques, c’est vrai. Il ne leur manque qu’une langue présentable et des pieds d’une taille normale pour devenir allemands. Ils sont disciplinés. Voilà ce qui les distinguait, de l’humble avis d’un des leurs, invité pour l’occasion dans un café parisien.

Après cette séance hautement documentée de psychologie des peuples et une intervention sociologique dont on effaça soigneusement toutes les virtualités questionnantes, on envisagea, mais pas trop longtemps, que le problème puisse être posé dans des termes sociaux: il faudrait voir quand même ce que ça donnerait avec la vague d’immigration chinoise en cours, plus pauvre.

Je ne sais pas si ma petite est une pauvresse. Je ne sais même pas si elle est chinoise. En tout cas, elle me l’a pas envoyé dire: « Monsieur, ça fait trois fois que vous écrivez Hippolyte au tableau, trois fois avec une orthographe différente ».

Ce que méditant, et avec la joue qui pique un peu, il m’est venu à l’esprit d’écrire ce post pour dire deux chose simples:

– être immigré, c’est avant tout une réalité économique et sociale dont l’analyse ne requiert pas de compétences particulières en ethnologie de comptoir

– quand figurera, dans les livrets de compétence de nos petits, l’item: « Sait résister à un ordre débile et moucher son prof à l’occasion », ça ira mieux pour tout le monde dans notre beau pays.

Que viva Pujadas!

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