Je ne l’eusse pas mieux dit: l’enseignement, activité bureaucratique.

Dans une tribune de Mara Goyet parue dans Le Monde des 7 et 8 octobre, on peut lire:
« Le professeur (…) ne doit plus se contenter d’enseigner. Il doit aussi, et surtout, renseigner. A tout bout de champ: cahier de textes, notes en ligne, validation des items. Le bon enseignant, c’est celui qui fait des diagrammes, des progressions, remplit des fiches, monte des projets, se lance dans le tout-numérique, remplit des cases, fait des synthèses, des appels d’offres, fait remonter l’info, connaît les protocoles, obéit aux chefs…
Il devient, avant tout, l’administrateur de son enseignement. L’air de rien, la bureaucratie que l’on croyait terrassée revient hanter le quotidien des professeurs sous la forme d’un contrôle a posteriori. Après tout, cela débarrasse le corps enseignant d’un sentiment de culpabilité qui le taraude et dont il ne sait que faire: le niveau des élèves, c’est à la fois de notre ressort et hors de notre portée. La technocratisation contribue à dissimuler l’état des classes. Les protestations sont molles. Qui voudrait mourir pour trois formulaires insipides? »
Peut-être y a-t-il des choses moins justes dans le reste de l’article, mais ça c’est extrêmement bien vu.
Publicités